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Lyon - Paris Saint-Germain (L1, 8e journée) : OL – PSG, deux défenses sur un fil
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Publié 17/09/2022 à 23:52 GMT+2
LIGUE 1 – Lyon et le Paris Saint-Germain, qui s'affrontent dimanche au Groupama Stadium (20h45), ont en commun d'avoir un effectif déséquilibré avec un secteur défensif limité. Les deux cas sont différents. Mais pour l'OL comme pour le PSG, le phénomène s'explique notamment par les conséquences d'un mercato qui pourrait à terme plomber les ambitions des deux clubs.
Bosz peut-il vraiment rester en poste ?
Video credit: Eurosport
À l'heure où ils vont se croiser dimanche au Groupama Stadium, Peter Bosz et Christophe Galtier pourront certainement évoquer avec la même crainte : celle de voir un de leurs défenseurs centraux rejoindre l'infirmerie. L'entraîneur de l'OL et celui du PSG savent l'un comme l’autre qu'ils ont un éventail de choix limité dans ce secteur. Pas exactement pour les mêmes raisons, cependant. Mais pour les coaches des deux clubs, tout s'est joué lors d'un mercato dont ils pourraient bien payer les conséquences à plus ou moins long terme cette saison.
Lyon : Thiago Mendes, la part du risque
Sur le papier, la défense centrale était peut-être le secteur à renforcer en priorité pour Lyon durant l'intersaison. Le recrutement de Jérôme Boateng l'été dernier avait tourné au fiasco. L'expérimenté Damien Da Silva n'a jamais été vraiment perçu comme un titulaire en puissance. Jason Denayer avait quasiment disparu des radars au mois de décembre. Et le jeune Sinaly Diomandé avait subi une blessure importante qui l'avait condamné à une saison blanche à partir de l'automne. Bosz avait ainsi régulièrement opté pour une charnière formée par le jeune Castello Lukeba et Thiago Mendes, milieu de formation que l'entraîneur des Gones avait fait reculer d'un cran.
Au bout du compte, l'OL avait bouclé la saison avec la 11e défense de L1 (51 buts encaissés). C'est ce qui laissait penser que Lyon avait besoin de recruter un défenseur central cet été. Mais l'hypothèse d'enrôler un élément de premier plan dans ce secteur a rapidement été écartée, malgré le départ de Denayer à la fin de son contrat et la volonté du club de se séparer de Boateng. Bosz souhaitait s'appuyer sur sa charnière Lukeba-Mendes et le Brésilien avait prolongé son contrat dans cette optique. Quitte à faire évoluer l'ancien Lillois à un poste qui n'est pas le sien au départ sur la durée.
C'est le pari tenté par le technicien néerlandais. "C’est une décision collective qui a été prise, a expliqué Vincent Ponsot, le directeur du football de l'OL, dans un entretien accordé au site Olympique et Lyonnais jeudi. Le coach, en étayant ses arguments, estime que Thiago (Mendes) pouvait jouer à ce poste-là. On est convaincus de ça aujourd’hui. (…) Il a été dans les attentes de Peter (Bosz). C’est-à-dire une défense qui joue haut avec du marquage préventif. Il répondait aux critères de l’entraîneur. C’était une option acceptable."
Acceptable, mais pas idéale. Thiago Mendes n'est pas le seul responsable des lacunes défensives lyonnaises affichées la semaine passée à Lorient (3-1) puis à Monaco (2-1). Mais ses difficultés pour rivaliser avec l'attaquant monégasque Breel Embolo dans les airs à Louis II ont mis en lumière les limites du pari tenté par l'OL en général, et Bosz en particulier. L'entraîneur des Gones a toujours la possibilité de relancer Boateng, Da Silva ou Diomandé pour remédier au problème. Mais il ne semble pas disposé à remettre en cause ses propres principes. Et Lyon semble condamné à vivre en fonction des qualités et des défauts de Mendes dans une défense où une éventuelle absence de Lukeba pourrait s'avérer très problématique.
Paris : Le mercato n'a pas suivi le système
Christophe Galtier avait rapidement manifesté sa volonté de mettre en place un système à trois défenseurs centraux au moment de prendre la succession de Mauricio Pochettino cet été. Une évolution du 4-3-3 de l'Argentin vers un 3-4-1-2 destinée notamment à mettre en valeur les pistons parisiens, Achraf Hakimi et Nuno Mendes. Passer de deux à trois éléments dans l'axe de la défense et de trois à deux joueurs dans l'entrejeu impliquait un effort considérable lors du mercato : la nécessité de gonfler le contingent de défenseurs centraux et réduire celui des milieux axiaux.
C'est tout l'inverse qui s'est produit. En échec sur le dossier Milan Skriniar, Paris n'a pas enregistré le moindre renfort en défense. Il s'est aussi séparé d'Abdou Diallo et de Thilo Kehrer, laissant son effectif avec seulement trois centraux de métier (Marquinhos, Sergio Ramos et Presnel Kimpembe), quatre en comptant le jeune El Chadaille Bitshiabu (17 ans). A l'inverse, il totalise cinq joueurs pour deux postes dans l'axe du milieu de terrain après avoir recruté Vitinha, Fabian Ruiz et Renato Sanches pour gonfler un secteur où figuraient déjà Marco Verratti et Danilo Pereira. Sans compter les deux joueurs les plus prometteurs de son équipe U19, Warren Zaïre-Emery et Ayman Kari.
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"Ce qui inquiète, c'est l'absence de réaction de Galtier"
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A la sortie du mercato, l'effectif parisien était ainsi davantage taillé pour un 4-3-3 que pour le 3-4-1-2 privilégié par Galtier depuis le début de la saison. Les conséquences se font déjà sentir. Avec la difficulté de donner du temps de jeu à tous les milieux parisiens, mais aussi le manque criant de solutions en défense centrale. Paris craignait une blessure de Sergio Ramos après les multiples pépins physiques de l'Espagnol la saison passée, mais c'est finalement Presnel Kimpembe qui s'est retrouvé le premier à l'infirmerie, pour six semaines, après avoir été touché contre Brest (1-0).
Galtier est ainsi contraint d'aligner le polyvalent Danilo en défense pour conserver son système à trois centraux. Et il doit croiser les doigts pour que Marquinhos et Ramos restent en bonne santé malgré le calendrier démentiel du PSG. En cas de pépin, il a éventuellement les options Nordi Mukiele, recruté plutôt pour doubler le poste d'Hakimi, et Bitshiabu. Mais elles ne dégagent pas suffisamment de fiabilité compte tenu de l'exigence de résultats au sein du club de la capitale. Galtier pourrait ainsi se retrouver dans l'obligation de changer de système en cours de saison. Car sa défense à trois tient déjà sur un fil.
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